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Qu’est-ce que la douleur?

 

« La douleur qui reste muette est la plus douloureuse »

Benjamin Dellessert

Définitions

Pour commencer, il est intéressant de revenir sur le sens des mots et par conséquent de leur définition.

Aujourd’hui, nous allons parler de la douleur.

L’Association Internationale pour l’Étude de la Douleur (IASP) définie la douleur comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à des lésions tissulaires réelles ou décrites ».

Chaque personne réagit de manière différente à « une lésion tissulaire réelle(s) ou décrite(s) », autrement dit la douleur.

 

  • Les lésions, les douleurs « réelles » sont visibles : Cela peut être une plaie, une cicatrice, un hématome, une fracture, etc.
  • Les lésions, les douleurs « décrites » sont invisibles : On pense souvent aux douleurs chroniques comme les polyarthrites, les spondylarthrites pour ne citer qu’elles.
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L’émotion et la douleur

La définition de l’IASP nous permet de comprendre que la douleur ne se limite pas à une simple expérience sensorielle, que cette douleur soit « réelle(s) ou décrite(s) ».

La composante émotionnelle est associée à cette expérience sensorielle.

L’émotion est importante et surtout incontournable parce qu’elle participe dans la genèse de la douleur.

L’émotion souligne par conséquent son aspect subjectif.

 

Les questions sur la douleur

Comment la douleur intervient-elle ? Où se trouve-t-elle dans le corps ? Quelle est sa signification ? Quels sont les expériences antérieures à cette sensation douloureuse ? Quelle est l’environnement de la personne, son histoire familiale, son éducation ? Quel est l’état d’esprit de la personne (angoisse, dépression, optimisme) ? Quelles sont les émotions associées ? etc…

Ces questions sont des éléments de contexte incontournable à une compréhension de la perception de la douleur de la personne et sa prise en charge.

Dans tout les cas, il est primordial de rappeler que si une personne exprime une douleur, qu’elle soit visible ou invisible, cette douleur existe.

 

Différencier les douleurs

Tout d’abord, il est nécessaire de différencier les douleurs aiguës des douleurs chroniques.

  • Les douleurs aiguës correspondent à un « signal d’alarme ». Cela peut être un choc accidentel, bactérien, viral, etc. Une douleur aiguë doit être, dans un premier temps, prise en charge par un professionnel de santé. Une douleur aiguë est un signal d’alarme et peut être grave.
  • La Haute Autorité de Santé (HAS) définit la douleur chronique comme « une douleur évoluant depuis plus de 6 mois et affectant de façon péjorative le comportement ou le bien-être du patient. »

Les conséquences des douleurs

C’est la durée d’évolution qui permet donc de distinguer une douleur aiguë d’une douleur chronique.

Une douleur aiguë est un symptôme qui généralement décroît et disparaît si le traitement, l’accompagnement est approprié. Si celui-ci persiste, cela peut devenir néfaste pour la personne. Au-delà de 6 mois, la douleur devient chronique et souvent nommée maladie.

La douleur chronique est répétitive, lente, évolutive et dure dans le temps. La chronicité de la douleur est néfaste pour le corps, pour les pensées, pour le quotidien, pour l’entourage. Personne ne se retrouve gagnant.

En d’autres termes, le bien-être de la personne, son potentiel, son quotidien, ses relations affectives, professionnelles peuvent devenir une source invalidante.

 

 

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Épidémiologie en France

En 2017, à l’occasion de la « Journée mondiale de lutte contre la douleur », les spécialistes ont publié un livre Blanc et alertent que « 12 millions de Français souffrent de douleurs chroniques (…) et que 70 % de ces 12 millions de patients ne reçoivent pas de traitement approprié (…)

C’est près de 70 % de 12 millions, donc 8,4 millions de personnes qui pourraient moins souffrir si elles étaient prises en charge ».*

Le 9 Octobre 2018, l’Académie Nationale de Médecine exprime dans un rapport, une prise de position officielle en affirmant que 20 millions de personnes, environ 30 % de la population adulte, souffrent de douleurs chroniques rebelles aux traitements antalgiques conventionnels.

Selon l’enquête réalisée par CSA pour SANOFI sur « Les Français et la douleur », 1 français sur 2 souffre de douleurs au quotidien, dont 68 % de douleurs persistantes.

Dans cette enquête, les principales attitudes face à la douleur sont de :

  • Consulter un professionnel de santé
  • Attendre que la douleur passe d’elle-même (douleurs aiguës, particulièrement les jeunes)
  • Prendre un médicament de sa propre initiative

83 % des personnes parlent des conséquences sur le quotidien et la douleur se ressent sur le :

  • Moral (36 % pour les courtes durées- 56 % pour douleurs longues durées)
  • La vie sociale et les loisirs (30 %-54 %)
  • Les capacités de travail (25 %-42 %)
  • Vie familiale (24 %-41 %)

 

En conclusion

 

La douleur n’épargne personne qu’elle(s) soie(nt) aiguë et/ou chronique.

Les généralistes ne sont pas formés à la médecine de la douleur. Un module optionnelle existe en 6ème année d’étude et les professeurs sont bénévoles. Il n’y a pas de reconnaissance sur cet enseignement.

Les structures et le personnel soignants ne sont pas formés à la médecine de la douleur. Il y a une attente de 3 à 6 mois dans les centres d’évaluation et traitement de douleur, ces lieux sont saturés.

Par conséquent, les personnes se tournent et cherchent des solutions en dehors du parcours médical.

 

Les médecines « complémentaires », une solution?

Il y a 30 ans, les médecines « naturelles » étaient considérées comme ubuesques, sans fondements.

Aujourd’hui, l’Académie Nationale de la Médecine se positionne en affirmant que les étudiants peuvent avoir des formations complémentaires sur les méthodes non médicamenteuses et cela est qualifié de « révolution éthique » par le professeur Serge Perrot.

D’ailleurs, la fédération de Neuro-Training, à titre bénévole et complémentaire a animé des modules à la faculté de la Timone. Le neuro-training est dans une démarche complémentaire à la médecine conventionnelle et contribue à une compréhension du corps, à ce que la personne retrouve un équilibre de vie. Je l’observe tout les jours dans mon cabinet.

Si vous souhaitez aller plus loin et comprendre ce qu’est le neuro-training, je vous invite à lire l’un de mes autres articles Qu’est-ce que le neuro-training ?

Je vous laisse visionner une vidéo que j’ai réalisé sur ma chaîne Youtube

 

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